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française]
REGARD
DE FOI SUR LE CORAN
UNITE
DE L'INSPIRATION
BIBLICO-CORANIQUE
DEDICACE
A MARIE
NOTRE MERE LA VIERGE
MERE DU MESSIE
A FATIMA
LA MERE DES CROYANTS
AUX CROYANTS INDEPENDANTS
DE TOUS RITES, RELIGIONS ET RACES.
Ce livre est traduit par
l'auteur de l'original arabe. Il est adressé à tous ceux
qui veulent se libérer du joug du fanatisme imposé par
les traditions religieuses périmées et les
préjugés arbitraires. Il est dédié à
tous les hommes de bonne foi, assoiffés de vérité
et de justice, à la recherche de la fraternité.
"Apportez vos preuves si
vous êtes sincères"
( Coran XXVII; La Fourmi,
64 )
INTRODUCTION
[Retour]
La plupart des gens
croient qu’il y a une différence entre le Coran et la
Bible. Toutefois, l’Inspiration divine est une dans la Bible et
le Coran. Dieu, qui a inspiré la Bible, Ancien et Nouveau
Testament, a également inspiré le Coran. Ce dernier
atteste l’authenticité de la Bible. La différence
n’est donc pas dans l’Inspiration mais dans l’interprétation.
Dieu dit dans le Coran (Coran IV ; Les Femmes, 47) :
"Vous
qui avez reçu le Livre (la Bible) croyez à ce que Dieu a
fait descendre du Ciel (le Coran) confirmant ce qui est avec
vous (la Bible)"
Ce
livre est une étude succincte du concept authentique de
l’Inspiration divine. Il invite à s’ouvrir avec foi
à l’Inspiration coranique. Et par celle-ci, à
l’Evangile et à la Torah, attestés par le Coran. (Le Coran
emploie le mot "Torah" pour l’ensemble des Livres de
l’Ancien Testament.) C’est un regard de
foi sur l’Inspiration divine en général pour
rassembler les croyants par la découverte de l’unité
de l’Inspiration biblico-coranique. En effet, le Coran
confirme ses deux prédécesseurs, la Torah et
l’Evangile, et témoigne que Dieu est, Le seul et unique
Inspirateur de la Bible et du Coran (Coran XXIX ; Araignée, 46) :
"Notre
Dieu et le Vôtre est Un (Le même), et nous Lui sommes
soumis".
(Le mot "soumis" est la traduction du mot arabe
"musulman". Islam signifie Soumission (à Dieu).)
Pourtant,
nous trouvons que les confessions religieuses ont divisé
Chrétiens et Musulmans par leurs traditions
héritées d’âge en âge. Cette division,
due à ces mêmes traditions humaines, ne s’est pas
limitée aux communautés musulmanes et chrétiennes,
mais a gagné l’intérieur de chacune de ces deux
communautés sœurs, séparant Chrétiens des
Chrétiens et Musulmans des Musulmans. C’est pourquoi je
prie le lecteur de s’ouvrir avec objectivité au contenu de
ce livre, s’élevant au-delà de la mentalité
du rite auquel il appartient, dépassant toute mentalité
confessionnelle étroite, car le but de cette étude est de
se libérer de l’esprit de clan confessionnel et du racisme
spirituel, inconsciemment infiltrés en chacun de nous. Nous ne
pouvons nous libérer de cet esprit malsain que par la connaissance
de ce que Dieu a vraiment révélé dans les
Livres inspirés. Cette connaissance est seule capable de nous
libérer des chaînes des traditions et des
préjugés qui nous dévient des enseignements de la
Bible et du Coran.
Ces
traditions et ces préjugés ont passé, avec le
temps, dans les veines des hommes et sont hérités de
père en fils, acceptés sans que leur authenticité
ou leur rectitude soient discutées. Certains "croyants"
s’y sont cramponnés au point de tuer tout opposant,
considérant ces vaines traditions comme des absolus
intouchables, sans même s’assurer de leur
véracité. Nous avons tous souffert de cet état de
fait, ignorant que ces traditions n’avaient aucun fondement divin.
Il est
donc important de se convaincre de la nécessité de
retourner à la Bible et au Coran pour se rendre compte de la
vérité ou de la fausseté de ces rumeurs
répandues par certains pour susciter des intrigues comme
l’a bien noté le Coran :
"C’est
Lui qui t’a envoyé le Livre (le Coran). Parmi les versets
qui le composent les uns sont fermement établis et contiennent
des préceptes ; ils sont la base du Livre, les autres sont allégoriques.
Ceux qui ont du penchant à l’erreur dans leur cœur
s’attachent aux allégories pour semer la discorde
et par désir de les interpréter : mais Dieu seul en
connaît l’interprétation. Les hommes affermis
dans la science diront : nous y croyons (au Coran), tout ce qu’il
renferme vient de Dieu. Seuls les hommes sensés
réfléchissent" (Coran III ; La Famille d’Imran, 7).
Certains
chefs religieux se sont octroyé le droit de monopoliser
l’interprétation de l’Inspiration divine. Or,
l’Inspiration n’est le monopole d’aucun homme. Selon
le verset ci-haut mentionné : "Dieu seul en connaît
l’interprétation", et c’est Lui, "Dieu qui guide"
ses élus, comme le dit encore le Coran au chapitre XLII ; La
Délibération, 52.
En
effet, les savants religieux juifs se sont octroyé le droit
d’interpréter, eux seuls, la Bible, empêchant les
croyants d’appliquer les prophéties messianiques -pourtant
claires- qui s’y trouvent, à Jésus.
Des
chefs religieux et des théologiens chrétiens monopolisent
également le droit d’interpréter l’Evangile,
refusant d’appliquer les prophéties explicites qui
s’y trouvent pour dénoncer l’injuste entité
israélienne, manifestement visée par ces
prophéties. Cette attitude coupable -qui est un
contre-témoignage à Jésus- est due à la
solidarité des Chrétiens avec Israël et le sionisme
international, pourtant dénoncé par St Jean comme
étant l’Antichrist à paraître (1 Jean 2,22).
De
même, beaucoup de chefs et de savants musulmans, aujourd'hui
encore, monopolisent le droit d’interpréter le Coran en
faveur d’une tradition figée qui les arrange. Ils exposent
des interprétations personnelles, non divines, qui laissent
transparaître un esprit fanatique et séparatiste. Ce
faisant, ils empêchent les hommes de comprendre les versets
coraniques indépendamment de leurs conceptions étroites,
si éloignées de l’intention divine. Ils
s’arrêtent aux versets "allégoriques" et les
interprètent en leur faveur "pour semer la discorde".
Le
Coran impose aux croyants d’aborder les sujets sacrés
à partir de la connaissance des "Livres Lumineux", Dieu
les ayant inspirés comme guide. L’homme ne doit donc pas
suivre, de manière irréfléchie, toute suggestion
de nature à susciter des dissensions sans recourir à un "Livre
Lumineux", comme le commande le Coran :
"Il
est des hommes qui discutent de Dieu sans connaissance ; ils suivent
tout démon rebelle…Il est des hommes qui discutent de
Dieu sans connaissance, sans être guidés par un Livre
Lumineux" (Coran XXII ; Le Pèlerinage, 3 et 8).
C’est
pourquoi, dans notre discussion, nous avons recours à deux
"Livres Lumineux", la Bible et le Coran, afin que notre foi ne soit pas
construite sur les sables mouvants des rumeurs qui nous rendent la
proie de "tout démon rebelle" et fanatique. Nous voulons
construire notre foi sur le rocher de la connaissance et de la
certitude. Alors nous nous épanouirons car nous serons
exposés aux rayons émanant de la Source divine, et non
soumis aux fables et traditions purement humaines. Celles-ci sont de
nature à nous condamner, n’ayant aucune base dans les
"Livres Lumineux". C’est la raison pour laquelle elles ont
été un échec, en produisant les fruits amers de la
division entre frères. L’Intention divine, au contraire,
est de rassembler les croyants par l’Inspiration unique, non de
les séparer par des traditions que Dieu désapprouve.
"Seigneur,
épanouis mon cœur", dit le Coran XX ; Tâhâ,
25. Or le cœur ne s’épanouit qu’en se
libérant du joug de la foi ignorante, fruit des traditions
figées. Si nous aspirons au salut, nous devons nous
dépouiller de cette foi malsaine pour embrasser la foi
réelle, celle bâtie sur la connaissance des "Livres
Lumineux". Cette connaissance sera notre guide dans nos discussions sur
les sujets divins.
Pour
comprendre la vraie spiritualité de l’Islam, nous devons
prendre conscience de l’abîme immense qui sépare le
Coran de la plupart des Musulmans. Cet abîme n’a
d’égal que celui qui sépare la Bible de la grande
majorité des Juifs et des Chrétiens. Les responsables de
ce fossé sont les adeptes des traditions rituelles et
cultuelles, soucieux de sauvegarder un héritage religieux
humain, un culte matériel au détriment du culte "en
esprit et en vérité" prescrit par Jésus (Jean
4,24).
Le
Prophète Muhammad a dit dans ses "Nobles Discussions" : "Viendra
un temps pour les hommes où ne restera du Coran que son dessin
et de l’Islam que son nom. Ils se réclament de
l’Islam et ils sont les plus éloignés de Lui". Feu
le Cheikh Muhammad Abdo a dit aussi à ce propos : "Ce que nous
voyons actuellement de l’Islam n’est pas l’Islam. On
n’a retenu des œuvres de l’Islam qu’un semblant
de prières, de jeûne, de pèlerinage et peu de
paroles déviées en partie de leur sens. Les gens sont
arrivés à la stagnation que j’ai mentionnée
à cause des hérésies et des fabulations qui ont
atteint leur religion, les considérants comme religion. Que Dieu
nous préserve de ces gens-là et de leurs calomnies sur
Dieu et Sa religion car tout ce qu’on reproche aujourd’hui
aux Musulmans n’appartient pas à l’Islam.
C’est quelque chose d’autre que l’on a appelé
Islam" (Tiré de son livre : "L’Islam et le Christianisme").
Le
Messie, pareillement, a posé la question à ses
Apôtres en parlant de la foi à la fin des temps: "Le Fils
de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre?"
(Luc 18,8). Il nous avertit que l’amour de Dieu disparaîtra
du cœur de beaucoup d’hommes à cause de
l’injustice et de l’impiété qui
prévaudront à la fin des temps (Matthieu 24,12).
C’est pourquoi, Il mit en garde les croyants en disant (Matthieu
7, 21-23) :
"Ce
n’est pas en me disant : "Seigneur ! Seigneur ! " qu’on
entrera dans le Royaume des Cieux mais c’est en faisant la
volonté de mon Père qui est dans les Cieux. Beaucoup (de
faux croyants) me diront en ce jour-là (me voyant en
colère contre eux) : Seigneur, Seigneur n’est-ce pas en
ton nom que nous avons prophétisé ? En ton nom que nous
avons chassé les démons ? En ton nom que nous avons fait
bien des miracles ? Alors je leur dirai en face : Jamais je ne vous ai
connus ; écartez-vous de moi vous qui commettez
l’iniquité."
L’apôtre
Paul certifie lui aussi dans ses lettres "qu’à la fin des
jours surviendront des moments difficiles. Les hommes seront
égoïstes, amants de l’argent, vantards, orgueilleux,
sans cœur... ayant les apparences de la piété, mais
reniant ce qui en est la force" (2 Timothée 3,1-5).
Ainsi,
l’Inspiration divine nous met partout en garde contre les
pratiques vaines et superficielles auxquelles sont attachés
beaucoup de croyants. Ces cultes illusoires sont stériles aux
yeux du Juge divin qui n’accorde pas sa miséricorde
à cause de tels actes d’inspiration païenne, mais se
laisse toucher par la bonté, l’amour et l’effort
qu’Il nous voit fournir pour parvenir à connaître la
vérité et pratiquer la justice.
Dans
l’Inspiration évangélique, le critère de la
foi à la fin des temps est l’apparition d’une
"Bête" annoncée par l’apôtre Jean dans le
livre de l’Apocalypse. Cette "Bête", l’Antichrist,
est l’incarnation des forces du mal et de l’injustice dans
le monde. Elle apparaît en Palestine jusqu’au cœur de
Jérusalem (Apoc 11,2 et 20,7-9), où elle rassemble son
armée et ses sujets "pour la guerre", non pour la paix. Le
critère de la foi réside dans le degré
d’enthousiasme mis à combattre cette Bête. Plus la
foi est grande, plus s’accroît le discernement spirituel
à reconnaître l’identité de ce monstre et
s’intensifie l’engagement à le combattre à
mort. Par contre, une foi vacillante ou absente, conduit l’homme
à se soumettre à la Bête en se disant, devant son
apparente puissance : "Qui égale la Bête ? Qui peut lutter
contre elle ?" (Apoc 13,4). L’Inspiration
évangélique annonce aux croyants la bonne nouvelle de
leur victoire sur la Bête, l’Antichrist.
J’ai
révélé et démontré dans mon livre :
"L’Apocalypse démasque l’Antichrist", que
l’entité israélienne est cette "Bête" qui a
rassemblé ses troupes sionistes des quatre coins de la terre...
pour la guerre... en Palestine. L’Etat d’lsraël, cet
"ersatz" fait de toutes pièces, construit sur le crime et le
sang, symbolise l’injustice et le mal. Il s’en va à
sa perte.
Les
vrais croyants, aujourd’hui, sont ceux qui discernent
l’identité de la "Bête" de l’Apocalypse et
comprennent qu’en elle s’incarne le "mal absolu" selon
l’expression de l’Imam Moussa Sadr qui ajoute : "Collaborer
avec Israël est un péché". De nos jours, les
croyants sont ceux qui se soulèvent contre l’ennemi de
Dieu, le sioniste posté en Palestine occupant tout le territoire
et débordant son injustice jusqu’au Liban Sud.
La
"Bête" apocalyptique est la mesure redoutable par laquelle Dieu
sonde le cœur des croyants pour condamner ceux qui collaborent
avec elle et bénir éternellement les cœurs nobles
et courageux qui la combattent avec foi. Ainsi, l’unité
entre tous les croyants s’opère aujourd’hui par leur
union contre Israël, l’ennemi de Dieu et de Jésus,
son Messie. Le combat contre l’Etat d’Israël
équivaut à un nouveau baptême.
L’Inspiration
coranique a également annoncé l’apparition
d’une Bête à la fin des temps :
"Lorsque
la sentence prononcée contre eux (les incroyants) sera
prête à recevoir exécution, nous ferons sortir de
la terre une Bête qui leur dira : En vérité ! Les
hommes n’ont point cru fermement à nos miracles" (Coran
XXVII ; La Fourmi, 82).
C’est
aussi la "Bête" de l’Apocalypse (chapitres 13 et 17).
Muhammad a annoncé dans "ses Nobles Discussions"
l’apparition de l’Antichrist et des siens en Palestine, y
"déferlant de partout", comme ce fut le cas des sionistes. Le
Prophète poursuit en disant qu’ils traverseront le lac de
Tibériade et que ces "charlatans" tromperont beaucoup de
croyants. Les vrais croyants les combattront et en triompheront.
J’ai démontré dans mon livre "L’Antichrist
dans l’Islam", la relation entre ce "Messie" charlatan et
l’entité israélienne, étayant mes arguments
par les "Nobles Discussions" du Prophète Muhammad recueillies
dans l’ouvrage du Cheikh Sobhi Saleh "Manhal el Waridin".
Beaucoup
de fausses doctrines se sont infiltrées dans les rangs des
croyants, s’implantant comme traditions fermes indiscutables.
Parmi celles-ci figurent :
a) la
prétention -à laquelle croient nombre de
Chrétiens- que le Coran contredit l’Evangile ;
b) la
prétention -à laquelle croient nombre de Musulmans- que
l’Evangile est falsifié et qu’une contradiction
existe entre les 4 évangiles. Certains Musulmans ne
prêtent pas foi à l’Evangile sous prétexte
qu’il fut écrit après l’Ascension du Messie.
Ils ignorent que la Puissance d’inspiration de Dieu ne
s’arrête ni à la présence physique du Messie
dans le monde, ni à un temps et à un lieu précis.
Toutes ces idées démontrent l’ignorance et
l’infantilisme des gens capables de croire ces balivernes.
Nous
avons voulu, dans cette étude, pénétrer dans le
monde de l’Inspiration par la porte du Coran. Par celui-ci, nous
avons abouti à la Bible. C’est alors que nous avons
découvert l’unité de l’Inspiration
biblico-coranique. C’est la raison pour laquelle nous ne
comprenons pas pourquoi ceux qui croient en l’un des deux Livres
combattent ceux qui croient en l’autre. Il est illogique
d’accepter l’un sans l’autre.
Le
Coran est un texte arabe de la Bible [Retour]
Le
piège, dans lequel sont tombés Chrétiens et
Musulmans, est de considérer que la religion du Coran
s’oppose à celle de la Bible. Le Coran n’est pas
responsable de cette méprise. Au contraire, il se
présente comme un résumé du message biblique,
inspiré à Muhammad en "langue arabe claire",
adressé aux habitants de l’Arabie, parce qu’ils
n’ont pas eu - comme les gens de la Bible - des messagers divins
pour les aviser. Le Coran dit (Coran XXVI ; Les Poètes, 192-196)
:
"Le
Coran est une révélation du Souverain de l’univers.
L’Esprit fidèle l’a descendu (du Ciel) sur ton
cœur (Muhammad), afin que tu fusses un des Apôtres en langue
arabe claire. Il (le Coran) se trouve dans les Livres (la
Bible) des premiers (Juifs et Chrétiens)".
Il faut
noter que l’Inspiration coranique se trouve déjà
dans la Bible qui a précédé le Coran. Le Coran ne
diffère donc pas de la Bible, puisqu’il en émane.
Il n’en diffère qu’ayant été
révélé "en langue arabe claire" (Coran XIII ; Le
Tonnerre, 37) :
-"Nous
avons ainsi révélé en arabe une Sagesse".
-"Nous
te révélâmes un Livre (le Coran) en langue arabe
afin que tu avertisses la mère des villages
(La Mecque) et ses alentours".(Coran XLII ; La
Délibération, 7)
-"Il
(le Coran) est la vérité venue de ton Seigneur pour que
tu avertisses un peuple qui n’a point eu
de prophète avant toi et pour qu’il soit dirigé
dans le droit chemin" (Coran XXXII ; L’Adoration, 3).
En
dépit de ces versets clairs, certains fanatiques,
désireux de convertir l’humanité à un Islam
intégriste, s’élèvent pour "défendre"
le Coran, proclamant qu’il n’est pas seulement pour les
Arabes, mais pour le monde entier. Ceux-ci devraient plutôt se
référer aux textes coraniques dont l’Inspiration
est adressée aux Arabes de "la Mère des villages".
Toutefois, mais dans un esprit bien différent, nous soutenons
que le Coran est effectivement une lumière pour le monde entier,
son message n’étant autre que le message biblique. Ceci
ressort du verset précité : "Il (le Coran) se trouve dans
les Livres des premiers" (Coran XXVI ; Les Poètes, 196).
Muhammad, comme tous les prophètes, fut envoyé comme
guide universel, au-delà des confessions religieuses
d’aujourd’hui.
Le mot
"Coran", en arabe, signifie lecture, ce Livre saint étant une
"lecture" arabe de la Bible dont l’original est en hébreu
(pour l’Ancien Testament) et en grec (pour le Nouveau Testament).
Les Arabes de l’époque de Muhammad ignoraient ces deux
langues. Ils justifiaient leur ignorance de la Bible prétextant
l’incapacité de la lire. Ils prétendaient encore,
avec orgueil, que s’ils avaient pu prendre connaissance du
message biblique, ils auraient été -à cause de
leur intelligence supérieure- plus érudits que les Juifs
et les Chrétiens. Pour couper court à ces arguments, Dieu
a donc inspiré le Coran "en langue arabe claire", les informant
du contenu des "Livres des premiers".
En
effet, Dieu dit :
"Vous
ne direz plus : Deux peuples (les Juifs et les Chrétiens) ont
reçu avant nous les Ecritures et nous étions incapables
de les étudier. Vous ne direz plus: Si l’on nous eût
envoyé un livre, nous aurions été plus
éclairés qu’eux. Une déclaration
évidente (le Coran) est donc venue vers vous de la part de votre
Seigneur. Elle est l’orientation et la preuve de la
miséricorde divine. Et qui est plus méchant que celui qui
traite de mensonge les Signes de Dieu et s’en détourne ?
Nous punirons ceux qui se détournent de nos Signes d’un
supplice douloureux, parce qu’ils se sont détournés
de nos Signes" (Coran Vl; Le Bétail, 156-157).
Les
versets du Coran -qui est une version arabe de la Bible- ont
été "modelés" avec précision, dans un style
et une mentalité arabe, pour s’adapter aux Arabes :
"C’est
un Livre (le Coran) dont les versets ont été
modelés (ou exposés) pour former un Coran (une lecture) arabe
pour les hommes qui ont de l’intelligence... On ne te dit rien
(Muhammad) qui n’eût été dit aux
envoyés (bibliques), tes prédécesseurs...
Si nous avions fait de ce Coran un livre écrit en langue
étrangère, ils (les Arabes) auraient dit : Si du moins
les versets de ce Livre étaient modelés en langue
étrangère et en langue arabe (afin de les comprendre).
Dis (donc aux Arabes) : Il (le Coran en arabe) est une orientation et
un remède pour ceux qui croient" (Coran XLI ; Les Versets
Clairement Exposés, 3 et 43-44).
De
même que le Coran est une lecture biblique modelée pour
les Arabes, cet ouvrage que j’ai traduit de l’arabe vise
à présenter à l’Occident le message
coranique modelé à la mentalité occidentale.
Le
Coran étant une lecture arabe de la Bible, il n’ajoute
rien de nouveau ou de contraire à celle-ci, puisque Dieu
n’y révèle rien à Muhammad "qui
n’eût été dit aux envoyés, ses
prédécesseurs" comme rapportés par les versets
ci-dessus.
Le
Coran, pourtant, ne contient pas tout le message biblique,
car Dieu dit à Muhammad :
"Avant
toi, nous avions envoyé des Apôtres. Nous t’avons
raconté l’histoire de quelques-uns d’entre
eux, et il y en a d’autres dont Nous ne t’avons rien
dit..." (Coran XL ; Le Croyant, 78).
Les
prophètes et les Apôtres, qui ne sont pas
mentionnés dans le Coran, le sont dans la Bible. C’est la
raison pour laquelle j’ai dit que le Coran se présente
lui-même comme une Inspiration résumée de
la Bible et n’en diffère donc pas dans son essence.
C’est
pourquoi, lorsque du temps de Muhammad, certains Musulmans
demandèrent à des Chrétiens de devenir musulmans,
ceux-ci répondirent qu’ils étaient musulmans avant
le Coran ; le mot musulman signifiant en arabe, résigné
à Dieu :
"Ceux
à qui nous avons donné le Livre (la Bible) avant lui
(avant le Coran), y croient. Quand on le leur lit, ils disent : Nous y
croyons ! C’est la vérité (qui vient) de notre
Seigneur. Nous étions musulmans avant sa
venue... Ceux-ci recevront une double récompense..."(Coran
XXVIII ; Le Récit, 52-54).
Remarquez
l’expression "nous étions musulmans avant sa venue". Ceci
signifie que ces Chrétiens n’ont pas hésité
à se déclarer musulmans, soumis à Dieu, avant
la révélation du Coran. L’attitude du Coran et
de Muhammad fut d’octroyer une "double récompense"
à ces croyants qui, sans renoncer au christianisme, se
reconnaissaient, sans retenue, tout aussi Musulmans que
Chrétiens. La conclusion logique qui se dégage de ces
versets, est que l’Islam, dans l’optique du Coran,
n’est qu’un autre nom du christianisme. Ceci est
confirmé par le Coran lui-même :
"…
Il (Dieu) ne vous a imposé aucune gêne dans la Religion,
la Religion de votre père Abraham. C’est lui (Abraham) qui
vous a donné le nom de "Musulmans" autrefois
déjà, et ici même (dans le Coran), afin
que le Prophète soit témoin devant vous… et que
vous soyez témoins devant le monde" (Coran XXII ; Le
Pèlerinage, 78).
Lors
d’une visite dans une société soi-disant musulmane,
je fus mêlé à une discussion au cours de laquelle
je dis : "Je suis musulman avant le Coran". Un des religieux
intégristes présents se mit en colère et dit :
"Ces paroles sont des blasphèmes !". Je répondis : "La
différence entre le Coran et vous, est que vous jugez que mes
paroles sont blasphématoires, tandis que le Coran, au contraire,
me bénit de les dire et me donne de surcroît une double
récompense". Ceci n’est qu’un des multiples exemples
vécus dans divers milieux dits chrétiens ou musulmans.
Ces expériences m’ont appris à discerner entre la
vraie foi et le chauvinisme religieux.
En
témoignage de l’unité de l’islam et du
christianisme, citons ces exemples :
- Le
Coran considère musulmans les Apôtres de Jésus
venus au monde 7 siècles avant lui :
"Et
quand j’ai révélé ceci aux Apôtres
: "Croyez en Moi et en mon Messager (Jésus)".
Ils dirent : "Nous croyons, et sois témoin qu’en
vérité nous sommes musulmans (soumis)." (Coran V
; La Table, 111).
(Les traductions françaises du Coran mentionnent
tantôt "soumis" tantôt "résignés" pour le mot
arabe "musulmans".)
-
Abraham, venu 27 siècles avant le Coran, est
considéré par celui-ci comme étant Musulman :
"Abraham
n’était ni un Juif, ni un nazaréen
(Chrétien) mais il était un vrai Musulman
(soumis)…" (Coran III ; Famille d’Imran, 67).
- Le
Prophète Muhammad dit dans le Coran :
"Je
suis le premier des Musulmans" (Coran Vl ; Le Bétail, 163).
L’interprétation
officielle rapportée par les "Jalalein" explique que Muhammad
est le premier Musulman parmi les Arabes.
(L’interprétation du Coran "Al Jalalein" est
officiellement admise dans le monde musulman et arabe comme faisant
autorité.)
Le
Coran console le cœur de tout vrai croyant par les versets
précités du chapitre XXVIII, Le Récit, en relatant
l’ouverture des Chrétiens de cette époque au Coran
et la double bénédiction répandue par
celui-ci sur eux. Où trouver, aujourd’hui, dans un monde
fanatisé par les divers cultes et rites, pareille grandeur
d’âme de part et d’autre ? Si un Chrétien ose
affirmer de nos jours qu’il est musulman avant le Coran, il
suscite contre lui la colère de nombreux Chrétiens et
Musulmans traditionalistes. Ici apparaît l’abîme
entre le dessein originel de Dieu et les traditions humaines
déviées.
Le
Coran commande aux Musulmans : "Ne controversez avec les gens du Livre
(la Bible) que par le meilleur (des arguments), à moins
qu’ils ne soient des hommes injustes. Dites : Nous croyons
à ce qui nous a été envoyé (le Coran) ainsi
qu’à ce qui vous a été envoyé (la
Bible). Notre Dieu et votre Dieu est Un et nous Lui sommes
musulmans (soumis)" (Coran XXIX ; L’Araignée, 46). Le
Musulman doit donc croire à la Bible. Il doit
s’efforcer, sans relâche, avec un cœur pur, à
découvrir le "meilleur des arguments" pour
soutenir cette foi. C’est cela la "Voie Droite" (Coran I ; La
Fatiha, 6).
Etre
chrétien ou être musulman sont donc deux appellations
d’une même vérité. Car, être
chrétien signifie témoigner que Jésus est vraiment
le Messie. C’est ce qu’atteste le Coran. Etre musulman,
c’est se livrer à Dieu, Lui être soumis :
c’est l’attitude que tout vrai Chrétien doit avoir.
Nous
regrettons et nous nous étonnons du comportement de certains
pays musulmans qui bannissent la Bible hors de leurs frontières.
Ignorent-ils que le Coran les condamne ? Le Coran ne prêche pas
une autre religion ni ne révèle un autre Dieu que Celui
dont l’Inspiration se trouve dans la Bible. Ceux qui sont
capables de comprendre cette simple vérité franchissent
un pas-de-géant dans la "Voie Droite" de Dieu.
Certains
pensent que le Coran dispense de la Bible et vont jusqu’à
la mépriser. D’autres se suffisent de la Bible et
dédaignent le Coran. Les uns et les autres ont leurs arguments
et leurs prétextes. Tous tombent ainsi dans le piège du
racisme religieux contrevenant aux commandements de Dieu dans tous les
Livres Inspirés.
Le
Coran n’a jamais prétendu être un substitut aux
Ecritures bibliques. Au contraire, Il rapproche le lecteur juif ou
chrétien de celles-ci :
"S'ils
avaient observé la Torah, l'Evangile et ce qui leur a
été révélé par leur Seigneur, ils
auraient certainement joui des biens du Ciel et de ceux de la Terre."
(Coran V ; la Table, 66)
"Dis
aux gens du Livre (la Bible) : Vous ne vous appuierez sur rien de
solide tant que vous n’observerez pas la Torah et
l’Evangile" (Coran V ; la Table, 68).
Combien
ces paroles sont vraies encore aujourd'hui.
Le
Coran pousse les Arabes eux-mêmes à connaître la
Bible ; Dieu y dit à Muhammad :
"Tu
ne savais pas ce qu’était le Livre (la Bible) ou la foi.
Nous en avons fait une lumière à l’aide de laquelle
nous dirigeons ceux d’entre nos serviteurs qu’il nous
plaît"(Coran XLII ; La Délibération, 52).
En
dépit du témoignage, maintes fois
répété, du Coran en faveur de la Bible, plusieurs
savants musulmans ont interprété les versets coraniques
sans recourir à la Bible. Pour cette raison, leurs
interprétations sont étrangères à
l’esprit et à la logique de l’Inspiration biblique,
comportant les germes de la dissension et de la séparation entre
croyants. Pourtant, l’Inspiration coranique se trouve "dans les
Livres des premiers" et n’est donc pas isolée de
l’Inspiration biblique. Le Prophète Muhammad ignorait "la
Bible et la foi", Dieu lui a donc révélé le Coran
pour l’instruire du message biblique en langue arabe.
Quiconque
lit la Bible et le Coran avec objectivité, sans
préjugés, se rendra compte de la parité des deux
messages et des deux Inspirations et croîtra en sagesse et en
perspicacité.
Certaines
histoires relatées dans la Bible se retrouvent dans le Coran. Et
le Coran rapporte uniquement des histoires bibliques depuis la
création jusqu’à la fin des temps en passant par
Noé, Abraham, les douze tribus, la rupture de l’Alliance
par les Juifs, et jusqu'au Messie Jésus, fils de Marie. Pourquoi
donc s’éloigner d’un des deux Livres puisque la
Bible contient un surcroît de Lumière qui explique
l’Inspiration coranique ?
Un
grand nombre de personnes discutent de religion avec enthousiasme, mais
cet enthousiasme ignorant n’est pas éclairé par le
contenu des Livres inspirés, ils s’égarent ainsi
dans les filets du fanatisme. Pareille attitude est une abomination aux
yeux de Dieu et de ses prophètes.
Qui
veut discuter religion doit d'abord consulter la Bible et le Coran de
près avant de se lancer dans un dialogue que le fanatique
transforme en défi et en combat. L’Inspiration divine, par
contre, commande de discuter "par le meilleur" des arguments et des
comportements. Combien de responsables religieux foulent au pied ce
commandement coranique, ignorant les Livres et s’écartant
de l’Inspiration au nom même de celle-ci ? Ils
sèment ainsi la discorde dans les rangs des frères
croyants.
Suite
à ces réflexions, nous comprenons l’essence de
l’Islam à partir de la définition que le Coran en
donne. Nous le dépouillons ainsi des idées
traditionalistes -ajoutées comme des parasites, au long des
siècles et des événements- qui ont
défiguré la pureté de ses traits, comme a
été défiguré le Christianisme pour les
même raisons !
Nous
avons parfaitement saisi qu’aux yeux du Coran le Musulman "est
celui qui soumet son visage à Dieu en faisant le bien. Celui-ci
a saisi l’Anse solide" (Coran XXXI; Luqman, 22). Telle est
l’essence de l’Islam coranique. Or, c’est le bien
qu’on fait en soumettant sa face à la Bible, car Dieu
s’y trouve comme dans le Coran. Heureux les hommes, qui
qu’ils soient, qui se soumettent à Dieu en lisant ses
Livres et en y croyant. "Ils ont saisi l’Anse solide".
Il nous
faut relever ici le fait suivant : les Arabes, avant Muhammad,
étaient dans l’impossibilité d’étudier
la Bible car elle était en hébreu et en grec.
Aujourd’hui, la Bible est traduite en arabe et en beaucoup
d’autres langues comprises par les Arabes (comme la langue
anglaise), ils n’ont plus de prétexte pour l’ignorer.
Dans
l’esprit de ce qui fut dit aux gens de la Bible, nous disons
aujourd’hui aux gens du Coran : "Vous ne vous appuierez sur rien
de solide tant que vous n’observerez pas la Torah et
l’Evangile" car sans eux vous ne saisirez pas l’Esprit
divin dans le Coran (voir Coran V ; La Table, 68). La plénitude
de l’Esprit coranique ne peut être comprise sans recourir
à la Bible qui en est la Source.
Nous
croyons que le Judaïsme de la Torah, le Christianisme de
l’Evangile et l’Islam du Coran ont une seule et même
Essence. Nous n’hésitons pas à proclamer notre foi
en l’Islam et en son noble prophète Muhammad. Nous leur
devons d’affermir notre témoignage à Dieu, au
Messie et à la Bible, Ancien et Nouveau Testaments.
Nous
voulons, par cette étude, inculquer, sans compromis,
l’esprit de compréhension mutuelle et d’harmonie
entre les vrais croyants de toutes confessions en exposant
l’accord total entre la Bible et le Coran.
Mes
compagnons et moi-même, bien conscients des difficultés et
des persécutions auxquelles nous aurons à faire face de
la part des fanatiques des diverses confessions, avons néanmoins
fait serment d’aller de l’avant avec patience et
détermination. Au nom de Dieu, nous cheminons, faisant fi de
toutes les interprétations étriquées et
tiraillées des faiseurs de troubles. Nous nous sommes
efforcés inlassablement de rechercher le "meilleur des
arguments", sans le perdre de vue, afin de ne satisfaire que Dieu et
notre conscience, cheminant ainsi dans cette "Voie Droite" du salut
spirituel.
Les
croyants de tous les courants spirituels et de toutes les religions qui
parviendront à se libérer des préjugés
envers les Livres saints, découvriront avec joie qu’ils
sont fils d’un même Dieu, qu’ils sont frères
et amis, après avoir longtemps cru qu’ils étaient
des ennemis mortels.
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